Jeudi 18 Août 2011

La Coupole à Villard-de-Lans
21h00 - Un américain à Paris

Ensemble “Musiques-en-Vercors”

Thierry Boiteux et Thierry Durand, flûtes - Bernard Quilot, hautbois
Eric Belleudy, clarinette - Serge Fustin, basson - Joël Jody, cor
Philippe Mazeau, Anoulay Valentin et Anna Woloszyn, violons
Véronique Desloges-Fustin, alto - Laurence Boiziau, violoncelle
Sébastien Paul, violoncelle - Gary Brunton, contrebasse
Pascal Pacaly, guitares - Philippe Cornus, percussions
Franck Masquelier, direction

La comédie musicale américaine, dans sa forme primitive, est née au début du xxe siècle. Elle est alors très différente de l'opérette ou comédie musicale européenne. La continuité dramatique n’y est pas alors vraiment respectée. Ses livrets sont plutôt un ensemble de liens autour d’une vague histoire, ne servant qu’à donner une cohérence à l’ensemble. Il arrive alors fréquemment que les numéros musicaux d’une même comédie musicale soient écrits par des compositeurs différents. Irving Berlin, Cole Porter ou George Gershwin s’illustrèrent dans ce genre hybride, avec des ouvrages d'une grande qualité musicale dont bon nombre de “numéros“ sont devenus des “standards" de la chanson américaine. Le genre va néanmoins se théâtraliser rapidement. Cette évolution s’accélère particulièrement au début des années 1930 avec l’arrivée du cinéma parlant ‐ et chantant ‐ qui réclame des scénarios plus cohérents.

En 1943, Richard Rodgers démarre une collaboration ‐ qui deviendra légendaire ‐ avec le librettiste Oscar Hammerstein II. Le nouveau duo va faire évoluer le genre, n’hésitant pas à aborder des sujets graves sur un ton léger et ne négligeant jamais le message social. Leur collaboration produit des ouvrages dont la plupart vont devenir des “classiques“ grâce, en particulier, à leurs adaptations cinématographiques. (Oklahoma ! (1943), South Pacific (1949), Le Roi et moi (1951) et La Mélodie du bonheur (1959).

Ils ouvrent une nouvelle voie à des compositeurs établis comme Irving Berlin, Frank Loesser, Cole Porter (Kiss Me, Kate en 1948, Cancan en 1953), mais également à de nouveaux venus : Alan Jay Lerner et Frederick Loewe (My Fair Lady en 1956), Jule Styne (Gypsy en 1959), Jerry Herman (Hello, Dolly ! en 1964).

Mais c’est le chorégraphe Jerome Robbins et le compositeur et chef d’orchestre Leonard Bernstein qui établissent les règles de la comédie musicale américaine que l’on peut qualifier de “contemporaine“. Dans On the Town en 1944, Robbins commence à mettre en pratique des idées alors révolutionnaires : réunir des formes musicales habituellement séparées aux États‐Unis, le chant et la danse, en tenant compte du caractère des personnages et fondues dans des dialogues parlés. La “chorus line“ (danse d'ensemble) est toujours présente mais de façon toujours justifiée et pouvant aussi se diviser en solos. L’aboutissement de cette recherche a pour résultat en 1957 ce qui restera certainement “le“ chef‐d’oeuvre de la comédie musicale américaine : West Side Story.

Ce concert dans lequel tous les musiciens de l’Ensemble “Musiques‐en‐Vercors“ vont mettre leur talent à contribution, promet d’être un moment intense de partage musical, de souvenirs d’inconscient collectif, un mélange chaleureux, coloré, savoureux qui donnera à cette soirée un parfum estival et festif.

Une invitation à un feu d'artifice musical.

  • Abba : Mamma mia !
  • Léonard Bernstein : West Side Story (extraits)
  • Irvin Berlin : Alexander’s Ragtime Band
  • Fred Ebb : Tomorrow belongs to me (extrait de Cabaret)
  • Jacob Gade : Jealousy
  • George Gerschwin : Summertime (extrait de Porgy and Bess)
  • George Gerschwin : I’ve got rythm
  • Elton John : Can you feel the love tonight (extrait du Roi Lion)
  • Alan Merken : Beauty and the Beast (extrait de La Belle et la Bête)
  • Alan Merken : Colors of the wind (extrait de Pocahontas)
  • Franck Masquelier : Vercors symphonie
  • Johnny Mandel : Shadow of your smile (extrait de “The Sandpiper“)
  • Richard Rodgers : My funny valentine
  • Sinatra in concert