Lundi 13 Août 2012

Eglise de Villard-de-Lans, 21h00
Ensemble “Musiques-en-Vercors”

Thierry Boiteux - Flûte
Jean-Henri Burtey - Flûte
Bernard Quilot - Hautbois
Eric Belleudy - Clarinette
Serge Fustin - Basson
Joël Jody - Cor
Marie-Christine Belleudy - Violon
Anoulay Valentin - Violon
Anna Wolozsyn - Violon
Véronique Desloges - Alto
Sophie Magnien - Violoncelle
Sébastien Paul- Violoncelle
Sylvain Courteix - Contrebasse
Franck Masquelier - Flûte et direction

Du point de vue artistique, l’époque de Jean-­Sébastien Bach correspond à l’apogée du “baroque”, longue période de libre invention entre deux classicismes.

Chez les Bach, depuis des générations, la musique est à la fois l’artisanat traditionnel enseigné de père en fils, et un agréable divertissement ‐ le seul souvent ‐ qui anime la vie de famille, lorsque tous participent à un jeu musical ou au déchiffrage de quelque œuvre nouvelle. Car chez les Bach, la connaissance musicale fait partie du savoir élémentaire.

Ainsi les Bach étaient musiciens comme d’autres étaient charpentiers, charrons, potiers, de père en fils.

Une partie du programme de ce concert sera consacré aux concertos brandebourgeois. Les concertos brandebourgeois sont un ensemble de six concertos de Johann-­‐Sebastian Bach (BWV 1046 à 1051), qui comptent parmi les plus renommés qu'il ait composés. Le qualificatif de brandebourgeois est dû à Philipp Spitta qui, suivant l'usage germanique, fait référence au dédicataire, le margrave Christian Ludwig de Brandebourg.

Au début de 1719, Bach se rend à Berlin dans le but originel d'acquérir, au nom de l'orchestre de Koethen, un grand clavecin auprès du facteur Mietke. À cette occasion, il rencontre l'oncle du roi de Prusse et margrave de Brandebourg, devant lequel, si nous en croyons l'épître dédicatoire, il se produit, quoique dans des circonstances et formation qui nous sont inconnues. En plus d'être le compositeur que l'on sait, Bach fut un fin virtuose et improvisateur reconnu, et sans doutes, le margrave pour peu qu'il ait été mélomane, dut être émerveillé (sans quoi Bach n'eût pas pris le risque de rappeler à son commanditaire le quelque plaisir qu'il prit).

En complément de programme sera proposé une Symphonie pour cordes de Carl-­‐Philipp-­‐Emmanuel Bach (fils prolixe de Jean‐Sébastien), et différentes danses baroques de musique française; ce qui permettra de mettre en lumière les influences européennes des différentes musiques entre elles.

L’Ensemble “Musiques-­en-­Vercors“ au grand complet se fera un plaisir de partager avec le public du Festival sa vision novatrice de ses œuvres incontournables.

Au programme :
  • Marc-Antoine Charpentier : Ouverture du Te-Deum
  • Jean-Sébastien Bach (1685 - 1750) : Concerto Brandebourgeois n°4 en Sol Majeur BWV 1049, pour 2 flûtes, violon solo et cordes
  • Jean-Baptiste Lully : Marche pour la cérémonie des Turcs et menuet des faunes
  • Jean-Philippe Rameau : Danse des sauvages, extraite des Indes Galantes
  • Georg-Philipp Telemann (1685 - 1767) : Concerto en Sol pour cor, basson et cordes
  • Carl-Philipp-Emmanuel Bach (1714 - 1788) : Symphonie pour cordes en Sol Majeur Wq 182
  • Jean-Chétien Bach : Quintette à vent en Sib Majeur
  • Jean-Sébastien Bach (1685 - 1750) : Concerto Brandebourgeois n°2 en Fa Majeur BWV 1047, pour flûte, hautbois, cor, violon solo et cordes