Jeudi 16 Août 2012

Bibliothèque de Lans-en-Vercors, 18h00
Passion contrebasse

Sylvain Courteix - Contrebasse

La contrebasse est le plus gros et le plus bas des instruments à cordes. Il a 4 cordes ou moins souvent 5 cordes accordées en quarte et sonnant une octave en dessous du violoncelle. Dans la musique de western, il est très connu pour sa contribution à l′orchestre où il apporte non seulement de la puissance et du poids et il participe à la fondation de la base rythmique. La contrebasse est également utilisée comme un instrument de continuo. Plus rarement, la basse est entendue comme soliste dans un large répertoire comprenant plus de 200 concertos. L′instrument, normalement joué en pizzicato, est un membre essentiel des groupes de jazz et de danses. Dans beaucoup de régions, il est utilisé dans les ensembles de musique militaire.

L’artiste Sylvain Courteix, artiste protéiforme du Festival "Musiques-­en-­Vercors", nous propose un concert‐découverte commenté autour de cet instrument rarement joué en soliste. Ce sera donc une chance et un plaisir rare de pouvoir entendre Sylvain Courteix, dans un programme spécialement concocté pour le Festival.

Au programme :
  • Jean-Sébastien Bach : Suite en Ré majeur pour violoncelle
  • Hans Fryda : Suite in the olden style
  • Marcel Bitsch : Suite pour contrebasse
  • Philippe Hersant : Melancholia
  • Improvisations jazz

Eglise d’Autrans, 21h00
Debussy : Images

Ensemble “Musiques-en-Vercors”
Thierry Boiteux et Jean-Henri Burtey - Flûtes
Bernard Quilot - Hautbois
Eric Belleudy - Clarinette
Serge Fustin - Basson
Joël Jody - Cor
Marie-Christine Belleudy, Anoulay Valentin et Anna Woloszyn - Violons
Véronique Desloges - Alto
Sophie Magnien - Violoncelle
Sébastien Paul - Violoncelle
Sylvain Courteix - Contrebasse
Franck Masquelier - Récitant et direction

Dans le cadre du 150ème anniversaire de la naissance de Claude Debussy, le Festival rendre un hommage à ce compositeur d’exception.

Si elle divise profondément la critique de l’époque, l'œuvre place Debussy au premier rang des compositeurs français.

La musique de Debussy est aux antipodes du post-­romantisme et du wagnérisme alors en vogue en Europe. Le développement traditionnel est abandonné, les thèmes fragmentés. La couleur et la sensation prédominent (souvent violentes : rien de plus faux que l'idée d'un Debussy flou ou vague ; son dessin est toujours net et sa musique puissamment sensuelle), la dissonance s'émancipe. L'influence des traditions exotiques (gamme pentatonique, gamme par tons entiers...) est considérable. Enfin, dans cette œuvre exigeante, si l'expérimentation prime, le résultat n'est jamais inférieur à la pensée ; harmoniste extraordinaire, excellent pianiste, orchestrateur d'exception, Debussy était aussi un artisan de la création musicale au sens fort du terme. Avant Stravinsky et Bartok, il est l'un des grands émancipateurs de la musique occidentale.

Terrassé par le cancer, Debussy meurt à Paris le 25 mars 1918, dans l'indifférence générale d'une ville bombardée par la “Grosse Bertha“. De son second mariage, Debussy (qui eut une vie sentimentale tumultueuse) avait eu une fille, Claude-­‐Emma dite “Chouchou“, dédicataire de Children's Corner.

Depuis fort longtemps, de très nombreux compositeurs ont voulu, à travers leur musique, rendre hommage à l’univers à la fois espiègle et rêveur des enfants. Le célèbre Ballet de Debussy aussi magique que mystérieux est un régal pour les oreilles des enfants. Composé pour sa fille Chouchou, "La Boîte à joujoux" est un ballet pour enfants. Les airs de musique plus ou moins familiers, tiennent en éveil l'écoute des plus petits.

Dans une boîte bien rangée, les jouets se sont créer un village rythmé chaque matin par la marche des soldats. C'est une vie ennuyeuse où seul Polichinelle semble joyeux. Mais un beau jour, une très belle poupée de porcelaine se réveille et vient troubler la petite vie rangée de cette boîte à joujoux.

Un conte inoubliable, ainsi qu'une douce histoire d'amour... Cette œuvre fut d’abord composée pour le piano en 1913 et commencée pour orchestre en 1914. Malheureusement, elle fut délaissée trois ans et Debussy ne la repris qu’à la veille de sa mort, Il disait alors dans ses lettres à son éditeur qu’il “arrachait les confidences aux vieilles poupées et apprenait à jouer du tambour“ pour finaliser la boite à joujoux.

Œuvres de Claude Debussy (1862 -1918) :
  • “La boite à joujou“, musique de ballet (version pour hautbois, clarinette, basson, percussions et récitant)
  • Quatuor à cordes
  • Children’s Corner (extraits), pour 2 flûtes, hautbois, clarinette, cor, basson et quintette à cordes (Transcription Franck Masquelier)