Jeudi 14 Août 2014

Eglise d’Autrans, 21h00
Les Indes Galantes

Ensemble “Musiques-en-Vercors”
Thierry Boiteux, Cédric Imbert - Flûtes
Sébastien Vanlerberghe - Hautbois
Eric Belleudy - Clarinette
Serge Fustin - Basson
Albin Le Bossé - Cor
Marie-Christine Belleudy, Anoulay Valentin, Céline Prévot - Violons
Véronique Desloges - Alto
Romain Hugon, Pascal Jemain - Violoncelles
Sylvain Courteix - Contrebasse
Philippe Cornus - Percussions
Franck Masquelier - Direction

Dans le cadre du 300ème anniversaire de la naissance de Christoph-­‐Willibald Glück et Carl-­Philipp-­Emmanuel Bach et le 250ème anniversaire de la mort de Jean-­Philippe Rameau, le Festival rendra hommage à ces trois compositeurs majeurs de l’histoire de la musique.

L'oeuvre lyrique de Jean-­Philippe Rameau forme la plus grande partie de sa contribution musicale et marque l'apogée du classicisme français, dont les canons s'opposèrent avec force à ceux de la musique italienne jusque tard au cours du XVIII° siècle. Dans ce domaine, la création la plus célèbre du compositeur est sans conteste l'opéra-­ballet Les Indes galantes (1735). Cette partie de sa production est curieusement restée oubliée pendant près de deux siècles, mais bénéficie aujourd'hui d'un mouvement de redécouverte.

Ses oeuvres pour clavecin, en revanche, ont toujours été présentes au répertoire : Le Tambourin, L'Entretien des Muses, Le Rappel des Oiseaux, La Poule, entre autres pièces connues, furent jouées au XIXe siècle (au piano) à l'égal de celles de Bach, Couperin ou Scarlatti.

Rameau est généralement considéré comme l'un des plus grands musiciens français avant le XIXe siècle et comme le premier théoricien de l'harmonie classique.

Fils d'un garde forestier du Haut-­Palatinat bavarois, Cristoph-­Willibald Gluck reçoit une éducation rudimentaire dans des écoles villageoises où il apprend également le chant et la technique instrumentale En 1732, Gluck termine ses études à Prague et y rencontre Bohuslav Cernohorsky qui lui enseigne la musique d'église.

A partir de 1754, Gluck crée à Milan son premier opéra, " Artaserse " qui connaît un tel succès qu'il reçoit immédiatement d'autres commandes. Ses vingt et uns premiers opéras, tous en langue italienne, sont représentés dans les plus grands théâtres d'Europe.

En 1773, poussé par le succès de ses opéras français à Vienne, Gluck tente sa chance à Paris. Ses diverses déclarations dans la presse parisienne sur sa conception de la musique dramatique donnent naissance à ce que l'on appelle la " querelle des bouffons ". Cette bataille intellectuelle oppose les partisans de l'opéra italien traditionnel et le nouvel opéra français de Gluck.

En 1774, Gluck obtient un succès sans précédent avec Iphigénie en Aulide ainsi qu'avec la version française d'Orphée, puis d 'Alceste.

Au programme :
  • Christoph-Willibald Glück (1714 - 1787) : Ouverture, Sicilienne et Chaconne - extraits d’Armide (1777)
  • Carl-Philipp-Emmanuel Bach (1714 - 1788) : Sonatine en Do M pour 2 flûtes et quatuor à cordes
  • Jean-Philippe Rameau (1683 - 1764) : Suite, extraite des Indes Galantes
  • Carl-Philipp-Emmanuel Bach (1714 - 1788) Symphonie en Ré Majeur Wq 183
  • Christoph-Willibald Glück (1714 - 1787) : Suite, extraite d’Orphée et Euridice (1777)