Vendredi 8 Août 2014

Eglise de Corrençon-en-Vercors, 18h30
Dans les salons viennois

Franck Masquelier - Flûte
Vadim Tchijik - Violon
Frédéric Carrière - Alto
Fabrice Loyal - Violoncelle

C’est lors du Congrès de Vienne en 1814/15 que les splendides soirées dansantes connurent leur première apogée. De nombreuses têtes couronnées et des personnalités politiques de tout le continent se retrouvent dans la capitale de l’empire habsbourgeois pour redéfinir les frontières de l’Europe après la chute de Napoléon. En bons maîtres de maison, les Viennois mettent un zèle particulier à distraire les étrangers de marque, qui séjournent parfois des mois dans la capitale.

Fêtes et divertissements se succèdent, obéissant au cérémonial de la cour du XVIIIe siècle. Certains éléments ont été conservés jusqu’à nos jours, avec de légers changements.

Dans les milieux musicaux aristocratiques du 18ème siècle, les Sérénades et Divertimenti étaient les passages obligés du banquet de la musique. La signification réelle de la sérénade est tout simplement “musique du soir." Comme pratiquées par Mozart et bien d'autres aujourd'hui oubliés, elle est devenu normalisée comme une pièce en six courts mouvements au minimum.

Beethoven, le grand innovateur de la musique classique au début du 19e siècle, a hérité des formes, des genres et traditions de ses prédécesseurs : “Vous allez recevoir l'esprit de Mozart des mains de Haydn“, lui dit le comte Waldstein au début des années 1790, quand le jeune prodige de la cour électorale de Bonn était sur le point de s'installer définitivement dans la capitale impériale et artistique de Vienne.

Qu’est-­‐ce qui a incité Beethoven à composer pour une formation aussi inhabituelle et néanmoins riche de sonorité ?

S’agissait-­‐il de la commande d’une famille noble qui faisait de la musique selon une telle formation mais manquait d’une littérature adéquate ? Quelle que soit la raison, nous devons à Beethoven avec cet opus 25 l’une des rares oeuvres de musique de chambre dépourvues de basse.

Les Schubertiades étaient des soirées entre amis, avec de la musique assez légère. Il y avait une partie savante, intellectuelle, mais beaucoup d'amusements aussi. La musique de Schubert est également une musique qui emprunte beaucoup au langage précédent, celui du XVIIIe siècle.

En concevant ce programme, nous nous sommes imaginés dans ces salons viennois du XIXe siècle. Il s’agit donc d’une sorte de bouquet d'oeuvres.

Au programme :

  • W.A Mozart (1756 - 1791) : Divertimento pour Trio à cordes en Mib Majeur KV 563
  • L. Van Beethoven (1770 - 1827) : Sérénade en Ré Majeur opus 25
  • Franz Schubert (1797 - 1828) : Trio à cordes en Sib Majeur
  • W.A Mozart (1756 - 1791) : Quatuor en Ré Majeur KV 285b

Vadim Tchijik, violon

“Déjà Maître“ selon le magazine Diapason, Lauréat de plusieurs prix internationaux, dont les prestigieux concours N. Paganin à Gênes, P. I. Tchaikovsky à Moscou, R. Lipizer à Gorizia, il est également Lauréat des Fondations Natexis, G. Cziffra, N. et L. Boulanger, O. et V. Ritter et il est nommé Lauréat Juventus par le Conseil de l’Europe.

Il mène une carrière internationale de soliste en se produisant avec les Orchestres Symphoniques de Moscou, Freiburg, Pays-­‐Bas, l’Orchestre d’Etat de Mexico, l’Orchestre de la Garde Républicaine, le Philharmonique de Kharkov, Oulianovsk, l’Orchestre de Théâtre de Gênes, l’Orchestra di Padova e del Veneto, etc. et donne de nombreux récitals aussi bien en Europe qu’en Asie, Etats-­‐Unis...

Il joue dans les plus grandes salles : Théâtre des Champs-­‐Elysées, Théâtre du Châtelet, Salle Gaveau à Paris, Concertgebow à Amsterdam, Dvorak Hall à Prague, Grande Salle du Conservatoire Tchaïkovski à Moscou, Suntory Hall et Hamarikyu Asahi Hall à Tokyo, Philharmonie de Cologne et Konzerthaus de Freiburg, Palais de la Culture à Sofia, Palais des Arts de Mexico, Philharmonie de Kiev…

Souvent invité par des festivals prestigieux : Radio France à Montpellier, Pablo Casals, Guebwiller, Saint-­‐Riquier, Fêtes Romantiques de Nohant, Semaines Musicales de Tours, Nancyphonies, “Salon des Arts“ à Sofia, Festival Culturel de Japon, “Young Artists Festival“ à Los Angeles, “Felicja Blumental“ à Tel-­‐Aviv, Ravello, Portogruaro, “Juventus “ à Cambrai, Grands Crus de Bourgogne, Musicora à Paris et d’autres. Il participe à de nombreux programmes télévisés (France-­‐3, Mezzo, RAI, NHK etc.) et radiophoniques (France-­‐Musique, Radio-­‐Classique, etc.). Il a enregistré plusieurs disques pour “Lyrinx “ (Recommandé par Classica, Coup de coeur de Piano Magazine, Quatre étoiles du Monde de la Musique) et “Exton“ (un de meilleurs disques du mois).

En 2006 il participe au Japon à l’enregistrement d’une série de disques consacrés au 250ème anniversaire de Mozart. Excellent chambriste, il a joué avec Jean-­‐Claude Pennetier, Emmanuel Pahud, Marielle Nordmann, Philippe Bernold, Dominique de Williencourt, Michel Lethiec, David Geringas, Pieter Wiswelwey, Cédric Tiberghein Marc Coppey, Yves Henry…

Né en 1975, il commence à étudier le violon à l’âge de six ans et donne son premier concert à huit ans. Il termine ses études avec la mention “Excellent“ à l’Ecole Centrale Spéciale de Musique du Conservatoire Tchaïkovski de Moscou. Ensuite il se perfectionne en France, en Allemagne, et aux Etats-­‐Unis.

Il est également directeur artistique du Festival International de Musique d’Hyères, du festival « Les Musicales de Saint-­‐ Martin » et du week-­‐end musical au Moulin d’Andé (Normandie). Il donne des master classes en Europe et en Asie. Son nouveau CD consacré aux sonates de Franck et Vierne vient de paraître chez le label “Polymnie“.

Frédéric Carrière, alto

Après des études en France dans les conservatoires de St Etienne, Mâcon, et Chalon sur Saône, Frédéric Carrière est admis en 1994 au CNSM de Lyon et au Conservatoire Supérieur de Musique de Genève. il y obtient un premier prix de virtuosité avec distinction ainsi que le Prix Albert Lullin de la Ville de Genève. Il se perfectionne ensuite auprès de l'altiste hongrois Zoltan Toth.

Il a joué dans des orchestres ou ensembles réputés tels l'Orchestre de la Suisse Romande, L'Orchestre de Chambre de Lausanne, Les Virtuoses de l'Opéra de Lyon, l'Orchestre de l'Opéra de St Etienne ou l'Orchestre de Chambre de Genève.

Il fut alto solo de diverses formations suisses comme la Sinfonietta de Lausanne, l'Orchestre de Chambre de Neuchâtel ou l'Orchestre à cordes d'Yverdon.

Curieux de musique contemporaine, on a pu l'entendre avec l'ensemble Contrechamps (Genève) ou dans le Festival l'Art pour l'Aare (Berne); de plus, il est membre de l'Ensemble Bern Modern avec lequel il enregistre pour la radio DRS 2. Il crée régulièrement des oeuvres qui lui sont dédiées par des compositeurs tels: D. Andres, J.P. Bauermeister, G. Bovet, P.A. Bovey, A. Corbellari, J.L. Darbellay, S. Muriset, A. Schweizer, P. Wiblé etc.

En musique de chambre, il fit partie des Solistes de Genève, du Quatuor Puccini, et du Quatuor Razumowsky.

Depuis 2004, Frédéric Carrière est codirecteur et altiste de l'ensemble Les Chambristes avec lequel il se produit dans de nombreuses saisons en Europe (Suisse, France, Italie, Belgique, Espagne, Kosovë, Macédoine). Avec cet ensemble il organise une saison de musique de chambre à Neuchâtel (Suisse), deux festivals à Neuchâtel et à Mus (Gard) dont il est directeur artistique et divers spectacles unissant musique et arts de la scène (théâtre, danse, magie etc.).

Frédéric Carrière joue régulièrement en soliste (alto et viole d'amour) avec des ensembles ou orchestres tels que Les Chambristes, l'Orchestre de Montreux, l'Orchestre du Conservatoire supérieur de Genève, l'Orchestre Pro Senectute de Bienne et divers orchestres ad hoc.

Il partage actuellement son temps entre l'ensemble Les Chambristes et un poste d'altiste à mi-­‐temps à l'Orchestre Symphonique de Bienne.