Jeudi 13 Août 2015

Eglise de Méaudre, 18h30
Danses d’Ici et d’ailleurs

Ensemble “Musiques-en-Vercors”
Franck Masquelier - Flûte
Sébastien Vanlerberghe - Hautbois
Eric Belleudy - Clarinette
Serge Fustin - Basson
Albin Le Bossé - Cor
Xavier Rosselle - Saxophone
Dominique Naninck - Percussions

 

Bien qu’il y ait eu ne nombreuses exceptions à travers l’histoire de la musique, l’effectif habituel du quintette .à vent, depuis environ 1800, est : flûte, hautbois, clarinette, basson et cor. Rosetti et Cambini furent parmi les premiers à composer pour cette formation, mais le quintette à vent ne devint un genre établi qu’à partir des 24 quintettes d’Antoine Reicha et des 9 quintettes de Franz Danzi (composés entre 1820 et 1824). L’intérêt pour le quintette à vent s’affaiblit ensuite durant le XIXème siècle. Le genre connut ensuite un vif regain d’intérêt au début du XXème avec entre autres, la Kleine Kammermusik de Paul Hindemith en (1922), le Quintette de Carl Nielsen (1922) et le Quintette d’Arnold Schoenberg (1923-­‐24). Cet engouement ne s’est plus démenti par la suite et les plus grands compositeurs du XXème siècle ont ensuite abordé le genre.

Le Quintette à vent de l’ensemble “Musiques-­‐en-­‐Vercors“, ensemble de haute volée, proposera au public du Festival un programme à la fois brillant et original. Même si les danses hongroises de Ferenc Farkas figurent désormais dans les grands classiques de cette formation, elles en restent néanmoins tour à tour chatoyantes, virtuoses ou mélancoliques et lyriques. Suivra un arrangement réalisé pour le Festival de trois danses écrites à l’origine pour orchestre par Mozart. Elles sont brillantes, joyeuses, lumineuses, et énergiques. Puis une création écrite pour le Quintette de Musiques-­‐en-­‐Vercors, en hommage au Parc du Vercors, ses lumières, sa nature, son ambiance.

Pour terminer ce concert, quatre tangos d’Astor Piazzolla dans un arrangement original où Xavier Rosselle (saxophone) et Dominique Naninck (percussions) viendront rejoindre le Quintette pour un feu d’artifice musical. Le  
Le quintette à vent est un genre très riche qui réserve au curieux de nombreuses surprises…
 

Au programme

  • Ferenc Farkas (1905 - 2000) : Cinq danses hongroises du XVII° Siècle
  • W.A Mozart (1756 - 1791) : Danses et contredanses
  • Edward Grieg (1843 - 1907) : 2 danses norvégiennes, op.35
  • Franck Masquelier : In the Park
  • Astor Piazzolla (1921 - 1992) : Meditango - Violentango - Oblivion - Tango Preparense - Libertango

Eglise d’Autrans 21h00
Musique en famille
L’histoire de Babar / Pierre et le loup

Ensemble “Musiques-en-Vercors”
Stanislas Grassian - Récitant
Thierry Boiteux, Laurent Parisot - Flûte
Sébastien Vanlerberghe - Hautbois
Eric Belleudy - Clarinette
Serge Fustin - Basson
Cyril Divin, Albin Le Bossé - Cor
Marie-Christine Belleudy, Anoulay Valentin - Violon
Véronique Desloges - Alto
Romain Hugon, Pascal Jemain - Violoncelle
Sylvain CourteixContrebasse
Philippe Cornus, Dominique Naninck - Percussions
Franck Masquelier - Direction

 

l’Histoire de Babar sort en 1931 de l’imagination de Cécile de Brunhoff qui inventait des histoires pour ses enfants. Son mari Jean en fit un livre dont le succès ne se démentit jamais. C’est l’épopée de ce petit éléphant fuyant la forêt africaine, pourchassé par les chasseurs, qui arrive jusqu’à la ville, connaît les bienfaits de la civilisation et retourne dans son pays où il est finalement couronné roi des éléphants. Tout cela peut prêter à sourire aujourd’hui mais la pointe de surréalisme est charmante. Francis Poulenc en 1936 cédait à la demande de ses neveux qui lui demandaient de “jouer“ l’histoire de Babar. Il s’exécuta tout d’abord en improvisant, puis façonna une oeuvre dont la version orchestrale est devenue comme Pierre et le Loup un des incontournables de la musique pour petits et grands.

 

La partition musicale composée par Poulenc et finement orchestrée par Jean Françaix, illustre avec fraîcheur et dramatisme les divers épisodes de l’histoire : la berceuse, les jeux sur la plage, la mort de la maman de Babar, la fuite et l’arrivée au pays des hommes...

 

Prokofiev se lance dans la création de Pierre et le Loup grâce aux encouragements de Natalia Saz, la directrice artistique du Théâtre central pour enfants de Moscou, qui souhaitait familiariser les jeunes avec les principaux instruments de l'orchestre symphonique. Il a déjà quatre symphonies et plusieurs ballets à son actif quand il achève et dirige la première exécution de Pierre et le Loup le 2 mai 1936, avec Natalia Saz comme récitante.

 

 

Pierre, un jeune garçon, vit dans la campagne russe avec son grand-­‐ père. Un jour, il laisse la porte du jardin ouverte : un canard profite de l'occasion pour aller nager sur la mare toute proche. Il se querelle avec un oiseau. À ce moment, un chat s'approche ; l'oiseau, alerté par Pierre, s'envole pour se réfugier dans un arbre.

 

Le grand-­‐père de Pierre ramène le garçon à la maison en bougonnant et referme la porte, car le loup pourrait surgir : de fait, le voici bientôt qui sort de la forêt. Le chat monte se réfugier dans l'arbre pendant que le canard, qui, tout excité, était sorti de la mare, se fait avaler par le loup.

 

Pierre prend une corde et, en escaladant le mur du jardin, grimpe dans l'arbre. Il demande à l'oiseau d'aller voltiger autour de la tête du loup pour détourner son attention. Pendant ce temps, il forme un noeud coulant avec lequel il parvient à attraper le loup par la queue. Les chasseurs sortent de la forêt et veulent tirer sur le loup. Mais Pierre les arrête. Tous ensemble entament une marche triomphale pour emmener le loup au zoo.

 

Au programme

  • Francis Poulenc (1899 - 1963) : L’Histoire de Babar (26’)
  • Serge Prokofiev (1891 - 1953) : Pierre et le Loup (32’)