Lundi 11 Août 2014

Eglise de Méaudre, 18h30
Fandango

Adrien Maza - Guitare
Pascal Pacaly - Guitare
Benjamin Thiériot - Guitare

Les guitaristes concertistes Adrien Maza, Benjamin Thiériot et Pascal Pacaly, habitués du Festival “Musiques-­en-­Vercors“, nous proposeront un concert de grande facture dans un programme qui rendra particulièrement hommage à la musique espagnole, pays de la guitare s’il en est, ainsi que plusieurs morceaux de musique sud‐américaine.

Les premières traces connues d’instruments similaires à la guitare remontent à 3000 av. J.C. environ en Perse. Étymologiquement, le mot “guitare“ est une combinaison de deux mots : Guit qui provient du sanskrit Sangîta [réf. nécessaire] signifiant “musique“, et la seconde partie târ, purement persan et qui signifie “corde “. Le sanskrit était initialement une langue des Aryens, habitants de l’Iran et du Nord‐Ouest de l’Inde. le mot “guitare“ n’est pas dérivé du mot sitar, qui désigne un instrument à cordes, mais est peut-­être passé par le mot grec kithara κιθάρα, et de façon presque certaine par l’arabe qîtâra, puis l’espagnol guitarra.

Ce sont les Maures qui apportèrent les premières guitares en Europe, en Espagne au xe siècle. La forme moderne est apparue dans ce pays, après différentes évolutions des guitares latines et mauresques, sans doute en passant par la vihuela. Bien que voisine du luth, elle constitue une famille différente et leurs évolutions sont distinctes.

La guitare connut une vogue extraordinaire en Europe du Nord pendant le premier tiers du xixe siècle, qui fit parler de guitaromanie, avant d'être éclipsée, comme instrument domestique et de salon, par le piano, tandis que son faible volume sonore lui interdisait, en pratique, le concert.

C’est le luthier espagnol Antonio de Torres, en 1874, qui donna à la guitare la forme et les dimensions de la guitare classique actuelle. De nombreuses déclinaisons ont été créées au xxe siècle à partir de cette guitare Torres.

Au programme :
  • Ernesto Nazareth (1863 - 1934): Bambino
  • Jorge Cardoso (né en 1949) : Milonga
  • Maximo Diego Pujol (né en 1957) : Café para dos
  • Enrique Granados (1867 - 1916) : Intermezzo
  • Isaac Albeniz (1860 - 1909) : Cordoba
  • Luigi Boccerini (1743 - 1805) : Fandango en ré m (extrait du Quintette G448)
  • Enrique Granados (1867 - 1916) : Intermezzo

Eglise de Lans-en-Vercors, 21h00
Danses et contredanses à la cour

Ensemble baroque L’Ephémère
Annabelle Cavalli - Flûte à bec
Morgane Colin - Flûte à bec
Guillaume Cochard - Violoncelle baroque
Ulrik Gaston Larsen - Théorbe et guitare baroque
Michael Beilschmidt - Percussions

L’ensemble baroque L’Ephémère nous propose un programme consacré aux danses et contredanses baroques de la France et de l’Angleterre du XVII° Siècle.

Le XVIIème siècle voit l’émergence d’un style de danse qui s’avère le fondement de toute la danse occidentale. Cette esthétique du corps est codifiée par les maîtres à danser, chaque pas est nommé et classé. Ces danses sont fortement attachées à la musique autant de par la chronologie que par le style. La danse baroque évolue la plupart du temps dans un cadre merveilleux, que se soit dans un ballet de cour, dans une tragédie en musique ou encore dans l'opéra ballet.

C’est sous le règne de Louis XIV, grand amateur d’Art, que sont créées de grandes institutions telles que l'Académie Royale de Danse en 1661, l’Académie Royale de Musique en 1669, la Comédie Française en 1680, ... La danse fait alors partie de l'éducation donnée au gens de la noblesse, elle leur apporte une démarche noble ainsi qu'un maintien gracieux souvent nécessaire pour entrer à la cour. L'Académie Royale de Danse était chargée d'enseigner la danse afin de former des danseurs et des maîtres à danser avec l'objectif de diffuser cet art à travers l'Europe.

L’ensemble baroque l’Ephémère fait ses premiers pas en 2007 au Festival de Labeaume. Après s’être rencontrés à Lyon, les cinq musiciens poursuivent leurs formations artistiques dans les plus grands centres de musiques anciennes à Genève, Lyon et Barcelone auprès de Gabriel Garrido, Eugène Ferré, Jean-­‐Marc Aymes et Pedro Memelsdorff. Malgré leurs lieux d’études éloignés, l’ensemble parvient à travailler en sessions régulières à Lyon, point de rencontre à la croisée des chemins.

Si le nom de cet ensemble reflète l’état d’esprit des musiciens, il est aussi leur identité et la manière de penser ce goût pour cette musique en tant qu’art de l’instant.

Suivant la démarche historique, les musiciens jouent sur instruments d’époque et ont pour goût commun d’explorer différentes techniques de jeu et d’interprétation, avec une recherche permanente d'authenticité, de vitalité et de justesse dans l'expression. Sa formation en trio est composée de deux dessus et d’une riche basse continue: flûtes à bec, clavecin, violoncelle baroque et théorbe, guitare baroque. Cette formation de chambre originale offre à l´ensemble la possibilité de jouer sur une disposition sonore à géométrie variable selon la musique et le répertoire choisis.

Au delà d’une aventure humaine et musicale, L’Ephémère cherche un espace d’expression défini par la rigueur et la persévérance se résumant à un travail en profondeur qui a pour but d’élargir les horizons entrevus jusqu’à présent. Ainsi, l’ensemble s’attache à la question d’authenticité et mène sur un même front recherches musicologiques et recherches d’interprétation.

Le jeu et le son d’ensemble propre à L’Ephémère sont soulignés à différentes reprises par quelques personnalités du paysage baroque telles Pedro Memelsdorff et Barthod Kuijken.

Ce travail de complicité amène L’Ephémère à s’affirmer et à assumer originalité et audaced’interprétation.

Depuis 2007 L’Ephémère a été invité à jouer à trois reprises (2008-­‐2009-­‐2010) au Festival de Musique ancienne “Oude Muziek“ à Utrecht en Hollande dans la catégorie Jeunes Ensembles. Finaliste du concours international Haendel “Reihe historische Musik“ à Göttingen en Allemagne (2008) puis invité aux Master-­‐classes auprès de Pedro Memelsdorff à Anvers en Belgique (2009) et de Jesper Christensen à Saarbrücken en Allemagne (2010). En Août 2012 l’ensemble est invité au Festival de Musique baroque en Tarentaise et se produit également au Festival de Musique baroque de Pontoise en octobre 2012.

Au programme :
  • Georg-Friedrich Haendel (1685 - 1759) : Sonate en Trio n°1 op.5 en La Majeur HWV 27
  • Matthew Locke (1621 - 1677) : Quatrième Suite en mi mineur
  • William Lawes (1602 - 1645) : Airs et pièces extraites du Dancing Master
  • Louis Couperin (1626 - 1661) : Prélude
  • Marin Marais (1656 - 1728) : Deuxième Suite en Trio