Mercredi 13 Août 2014

Bibliothèque de Lans-en-Vercors, 17h00
Passion Flûte

Céline Prévot - Violon
Anoulay Valentin - Violon

Si on trouve les premières traces du violon en Chine et en Inde, c’est en Italie qu’il prend sa forme moderne. Perfectionné dans la région de Milan, le “roi des instruments“, connaît un âge d’or à la fin du 16e siècle et au début du 17e siècle.

Les oeuvres pour violon atteignent alors une virtuosité inégalée. Au 18e siècle, les violonistes italiens font de nombreuses tournées européennes et influencent les écoles de violon française et germanique dont les figures emblématiques sont, en France, Jean-­‐ Marie Leclair et, en Allemagne, Georg-­‐Philipp Telemann.

Publié vers 1748, l’opus 12 de Jean-­‐Marie Leclair l’Aîné regroupe 12 Duos pour Violons sans accompagnement de basse continue. Les reliefs sont italiens - fruits de l’influence de Corelli, de Locatelli et de Tartini (l’emploi de l’archet allongé) -­ mais l’invention est toute française, dignement héritée de Couperin.

La musique de G.B Viotti met généralement le violon en évidence: la plupart de ses quatuors à cordes ignorent largement la texture équilibrée lancé par Haydn , donnant un rôle “solo“ pour le premier violon. Viotti a souvent écrit la musique de chambre pour des combinaisons plus traditionnelles tels que les deux violons et violoncelle. Le Op.18 et 19 sont peut-­‐être le plus connu de ces derniers.

 

Le titre “Solo per il Violino“ inscrit par Haydn pour ces sonates dans son “Entwurf-­‐Katalog“ révèle bien que seul le violon est traité en soliste dans ces Six Sonates alors que l’alto remplit une fonction d’accompagnement. Il se peut qu’Haydn ait écrit pour lui-­‐ même ces “soli“, mais il pourrait aussi les avoir composés à l’intention de Luigi Tomasini, “Premier violon“ à la cour des Esterházy.

Henryk Wieniawski fut un violoniste virtuose du XIX° S. Dans sa fonction d'enseignant de 1860 à 1872 au Conservatoire de Saint-­‐ Pétersbourg, il participa à la naissance de l'école de violon russe. Entre 1872 et 1874, il séjourne aux États-­‐Unis, où il donnera avec Anton Rubinstein 215 concerts en 8 mois. À son retour en Europe en 1874, Henryk Wieniawski enseigne deux années au Conservatoire de Bruxelles en succédant à Henri Vieuxtemps. Il a alors Eugène Ysaÿe comme élève.

Au programme :
  • Jean-Marie Leclair (1697 - 1764) : Sonate pour deux violons n°1 en Sol Majeur
  • Giovanni-Battista Viotti (1755 - 1824) : Duo concertant opus 28
  • Joseph Haydn (1732 - 1809) : 4 duos pour violon et alto
  • Henryk Wieniawski (1835 -1880) : Etudes-Caprices, op 18
  • Ferenc Sebök (né en 1952) : Miroirs de style, six duos pour deux violons

Eglise de Corrençon-en-Vercors, 18h30
De Séville à Buenos-Aires

Trio Furioso
Thierry Boiteux, Franck Masquelier - Flûtes
Adrien Maza - Guitare
avec la participation de Philippe Cornus - Percussions

Le trio Furioso, né en 2009 de la rencontre de trois artistes, passionnés de musique de chambre et d’échanges artistiques, propose une invitation à un voyage musical et à la virtuosité instrumentale.

Le Trio Furioso nous invite à découvrir son nouveau programme proposant un voyage musical allant de Séville, avec les airs de Carmen, dans une transcription où la guitare prend toute sa quintessence, au Tango argentin de Piazzolla, en passant par l’Habanera de Carlos Gardel. Les flûtes seront tour à tour virtuoses, légères, mélancoliques ou lyriques. La guitare, instrument populaire aux innombrables possibilités d'expression, prendra ses couleurs et son timbre d’instrument espagnol.

Interprète du style galant, Luigi Boccherini (1743-­‐1805) est déjà un classique par la clarté de sa pensée. Son style est élégant et enjoué avec des apports du folklore espagnol (fandango, séguidilla et tirana). Dans le célèbre Fandango du Quintette n°4 en Ré majeur, morceau d'une incessante animation, la présence d'un sistre et de castagnettes apportent un coloris national surprenant. Boccherini composa 12 quintettes avec guitare, dédiés au marquis Benavente qui jouait de cet instrument.

Si Joaquin Turina "entend" la guitare, et si cette connaissance intuitive peut se concrétiser dans une oeuvre aboutie, il n'en reste pas moins que le musicien est beaucoup plus libre au piano, n'ayant plus à écrire en fonction d'impératifs techniques, d'où une inspiration sans contraintes et une forme étincelante... Comme le Tango, la plupart des Danses gitanes ont un rythme binaire. Il n'a pas le démonisme gitan de Manuel de Falla, qui, comme lui, intègre des éléments populaires, mais en les détournant de leur sens littéral pour les entraîner dans une tout autre perspective, où règne l'imagination créatrice. Cette acuité de perception est l'une des raisons, sans doute, de la durable influence de Turina sur les musiciens ibériques à vocation nationaliste. Et l'interprète des Danses gitanes doit avant tout concilier, le parfum encore “fin de siècle“ qui s'attarde dans ces pages, et l'âpreté du Cante Jondo qui les déchire.

Au programme :

  • Georg-Friedrich Haendel (1685 - 1759) : Concerto grosso Op.6 n°12
  • Wolfgang-Amadeus Mozart (1756 - 1791) : Andante en Fa Majeur KV616
  • Giacchino Rossini (1792 - 1868) : Airs extraits de La Gazza Ladra et de Tancrède
  • Joaquin Turina (1882 - 1949) : 5 Danses bohémiennes op.55
  • Astor Piazzolla (1921 - 1992) : Libertango
  • Celso Machado (né en 1953) : Pacoça (choro) et Sambossa (bossa nova)
  • Franck Masquelier (né en 1965) : Festiv’ tango