Vendredi 7 Août 2015

Eglise de Corrençon-en-Vercors, 18h30

Mozart for ever

Franck Masquelier - Flûte
Vadim Tchijik - Violon
Frédéric Carrière - Alto
Fabrice Loyal - Violoncelle

Il est généralement avéré, aujourd’hui, par beaucoup de musicologues que Mozart ne portait pas la flûte dans son coeur; on remarque souvent pourtant que la musique pour flûte qu’il a écrite est magnifique.

 

L’idée que Mozart ait eu une aversion pour la flûte est née d’une lettre écrite à son père le 14 septembre 1778, dans laquelle on peut lire : “ Vous savez que je peux devenir presque impuissant lorsque je suis contraint d’écrire pour un instrument que je ne porte pas dans mon coeur“. Ce passage fait référence aux compositions pour la flûte que lui avait commandé pendant son séjour à Mannheim le flutiste hollandais H. de Jean.

 

Maintenant, si tout le monde croit à la sincérité de ses lettres, il faut prendre un peu de recul et de soin à ces commentaires. Il est possible que Mozart, alors âgé de 22 ans prenait moins de soin à écrire pour la flûte que pour certains instruments, et il l’a probablement jugé plus limitée dans l'expression que, disons, la clarinette.

 

La flûte que Mozart a connue pendant son séjour à Mannheim et probablement pendant un certain temps après son arrivée à Vienne était un instrument à une clef, avec six trous et une perce conique. La facture était, comme tous les instruments à vent de son temps, peu fiable, les trous étant creusés beaucoup en fonction de la propagation naturelle des doigts, ayant pour conséquence une justesse très aléatoire.

 

Malgré sa grande popularité de l’époque, la flûte était rarement bien jouée; les meilleurs flûtistes ont toutefois surmonté leurs propres problèmes techniques. Il est cependant impossible d'imaginer Mozart écrivant les parties très élaborés de flûte dans les concertos pour piano un peu plus tard, pour un musicien qui ne pouvait pas avoir une intonation parfaite.

 

Ce programme a été conçu pour mettre en lumière l’écriture tantôt virevoltante, tantôt sensuelle de la flûte dans la musique de Mozart. Les cordes auront la plupart du temps un caractère joyeux et un timbre clair dans ses pièces, et de temps à autre une couleur plus sombre affirmant la tristesse de Mozart.

 

Au programme :

  • W.A Mozart (1756 - 1791) : Quatuor pour flûte et cordes en La M KV 298
  • W.A Mozart : Quatuor pour flûte et cordes en Ut M KV 285b
  • W.A Mozart : Duos pour violon et alto KV 423
  • W.A Mozart : Divertissement en Ré M KV 136

 

Vadim Tchijik, violon

“Déjà Maître“ selon le magazine Diapason, Lauréat de plusieurs prix internationaux, dont les prestigieux concours N. Paganin à Gênes, P. I. Tchaikovsky à Moscou, R. Lipizer à Gorizia, il est également Lauréat des Fondations Natexis, G. Cziffra, N. et L. Boulanger, O. et V. Ritter et il est nommé Lauréat Juventus par le Conseil de l’Europe.

 

Il mène une carrière internationale de soliste en se produisant avec les Orchestres Symphoniques de Moscou, Freiburg, Pays-­‐Bas, l’Orchestre d’Etat de Mexico, l’Orchestre de la Garde Républicaine, le Philharmonique de Kharkov, Oulianovsk, l’Orchestre de Théâtre de Gênes, l’Orchestra di Padova e del Veneto, etc. et donne de nombreux récitals aussi bien en Europe qu’en Asie, Etats-­‐Unis...

 

Il joue dans les plus grandes salles : Théâtre des Champs-­‐Elysées, Théâtre du Châtelet, Salle Gaveau à Paris, Concertgebow à Amsterdam, Dvorak Hall à Prague, Grande Salle du Conservatoire Tchaïkovski à Moscou, Suntory Hall et Hamarikyu Asahi Hall à Tokyo, Philharmonie de Cologne et Konzerthaus de Freiburg, Palais de la Culture à Sofia, Palais des Arts de Mexico, Philharmonie de Kiev…

 

Souvent invité par des festivals prestigieux : Radio France à Montpellier, Pablo Casals, Guebwiller, Saint-­‐Riquier, Fêtes Romantiques de Nohant, Semaines Musicales de Tours, Nancyphonies, “Salon des Arts“ à Sofia, Festival Culturel de Japon, “Young Artists Festival“ à Los Angeles, “Felicja Blumental“ à Tel-­‐Aviv, Ravello, Portogruaro, “Juventus “ à Cambrai, Grands Crus de Bourgogne, Musicora à Paris et d’autres. Il participe à de nombreux programmes télévisés (France-­‐3, Mezzo, RAI, NHK etc.) et radiophoniques (France-­‐Musique, Radio-­‐Classique, etc.). Il a enregistré plusieurs disques pour “Lyrinx “ (Recommandé par Classica, Coup de coeur de Piano Magazine, Quatre étoiles du Monde de la Musique) et “Exton“ (un de meilleurs disques du mois).

 

En 2006 il participe au Japon à l’enregistrement d’une série de disques consacrés au 250ème anniversaire de Mozart. Excellent chambriste, il a joué avec Jean-­‐Claude Pennetier, Emmanuel Pahud, Marielle Nordmann, Philippe Bernold, Dominique de Williencourt, Michel Lethiec, David Geringas, Pieter Wiswelwey, Cédric Tiberghein Marc Coppey, Yves Henry…

 

Né en 1975, il commence à étudier le violon à l’âge de six ans et donne son premier concert à huit ans. Il termine ses études avec la mention “Excellent“ à l’Ecole Centrale Spéciale de Musique du Conservatoire Tchaïkovski de Moscou. Ensuite il se perfectionne en France, en Allemagne, et aux Etats-­‐Unis.

 

Il est également directeur artistique du Festival International de Musique d’Hyères, du festival « Les Musicales de Saint-­‐ Martin » et du week-­‐end musical au Moulin d’Andé (Normandie). Il donne des master classes en Europe et en Asie. Son nouveau CD consacré aux sonates de Franck et Vierne vient de paraître chez le label “Polymnie“.

 

Frédéric Carrière, alto

Après des études en France dans les conservatoires de St Etienne, Mâcon, et Chalon sur Saône, Frédéric Carrière est admis en 1994 au CNSM de Lyon et au Conservatoire Supérieur de Musique de Genève. il y obtient un premier prix de virtuosité avec distinction ainsi que le Prix Albert Lullin de la Ville de Genève. Il se perfectionne ensuite auprès de l'altiste hongrois Zoltan Toth.

 

Il a joué dans des orchestres ou ensembles réputés tels l'Orchestre de la Suisse Romande, L'Orchestre de Chambre de Lausanne, Les Virtuoses de l'Opéra de Lyon, l'Orchestre de l'Opéra de St Etienne ou l'Orchestre de Chambre de Genève.

 

Il fut alto solo de diverses formations suisses comme la Sinfonietta de Lausanne, l'Orchestre de Chambre de Neuchâtel ou l'Orchestre à cordes d'Yverdon.

 

Curieux de musique contemporaine, on a pu l'entendre avec l'ensemble Contrechamps (Genève) ou dans le Festival l'Art pour l'Aare (Berne); de plus, il est membre de l'Ensemble Bern Modern avec lequel il enregistre pour la radio DRS 2. Il crée régulièrement des oeuvres qui lui sont dédiées par des compositeurs tels: D. Andres, J.P. Bauermeister, G. Bovet, P.A. Bovey, A. Corbellari, J.L. Darbellay, S. Muriset, A. Schweizer, P. Wiblé etc.

 

En musique de chambre, il fit partie des Solistes de Genève, du Quatuor Puccini, et du Quatuor Razumowsky.

 

Depuis 2004, Frédéric Carrière est codirecteur et altiste de l'ensemble Les Chambristes avec lequel il se produit dans de nombreuses saisons en Europe (Suisse, France, Italie, Belgique, Espagne, Kosovë, Macédoine). Avec cet ensemble il organise une saison de musique de chambre à Neuchâtel (Suisse), deux festivals à Neuchâtel et à Mus (Gard) dont il est directeur artistique et divers spectacles unissant musique et arts de la scène (théâtre, danse, magie etc.).

 

Frédéric Carrière joue régulièrement en soliste (alto et viole d'amour) avec des ensembles ou orchestres tels que Les Chambristes, l'Orchestre de Montreux, l'Orchestre du Conservatoire supérieur de Genève, l'Orchestre Pro Senectute de Bienne et divers orchestres ad hoc.

 

Il partage actuellement son temps entre l'ensemble Les Chambristes et un poste d'altiste à mi-­‐temps à l'Orchestre Symphonique de Bienne.